Vous êtes ici : Conseils Immobilier > Les Finances > Crédit Travaux

Crédit Travaux

Si l’on ne dispose pas d’une épargne suffisante pour financer la rénovation de son logement, il reste la solution du crédit travaux. Mais comment s’y retrouver entre le prêt personnel non affecté, le prêt affecté et le crédit immobilier qui permettent tous de réaliser des travaux d’agrandissement, de rénovation ou de décoration ? Sont-ils cumulables avec les prêts bonifiés ? C’est ce que nous allons découvrir sans attendre.

Les différents prêts accordés pour financer des travaux

Différentes catégories de prêts peuvent être accordées, sous conditions, au consommateur souhaitant restaurer son habitation, l’agrandir ou l’embellir. Le type de crédit est défini selon la nature et le montant des travaux. Ainsi, il est possible de disposer :

  • D’un prêt personnel,
  • D’un prêt affecté,
  • D’un crédit immobilier pour travaux de rénovation lourde ou d’extension.

Le prêt personnel pour financer des travaux

Il s’agit d’un crédit à la consommation non affecté, c’est-à-dire qu’il peut être obtenu sans avoir à justifier l’utilisation des fonds puisque ce type de crédit peut financer tout projet, de quelque nature que ce soit. Le montant du crédit est compris entre 200 et 75 000 €, et est remboursable sur une période de 3 à 84 pouvant être étendue à 120 mois.

Le déblocage des fonds est très rapide et effectué en une seule fois. Les conditions d’obtention d’un prêt personnel sont souples mais le taux d’intérêt est élevé. Plus la durée du crédit est longue plus le taux d’intérêt augmente.

Le demandeur dispose d’un délai de rétractation de 14 jours.

Le prêt affecté destiné aux travaux

Le capital emprunté par le biais d’un prêt affecté – parfois appelé crédit lié - ne peut être utilisé que pour financer des travaux. Tout autre achat quel qu’il soit est donc exclu. Si les travaux ne peuvent être effectués, le crédit est annulé purement et simplement.

Pour prétendre à un crédit affecté, les travaux en question doivent être spécifiés dans le contrat de prêt, pour un montant compris entre 200 € et moins de 75 000 €. Cela peut permettre de financer par exemple :

  • L’aménagement de combles,
  • Le terrassement,
  • L’isolation thermique de l’habitation,
  • La rénovation d’une seule pièce ou de plusieurs pièces.

Cette solution est intéressante, parce que le capital est rapidement débloqué par la banque, et en une seule fois. Les démarches sont relativement simples puisqu’il suffit à l’intéressé de déposer une demande de crédit personnel affecté en y joignant les justificatifs suivants :

  • Une pièce d’identité telle que CNI ou passeport en cours de validité,
  • Un Relevé d’Identité Bancaire ou Postale,
  • Un justificatif de domicile tel qu’une facture EDF ou de téléphone par exemple, datant de moins de 3 mois,
  • Une copie des trois derniers bulletins de salaire,
  • Les justificatifs de dépense, c’est-à-dire ce à quoi est destiné le crédit comme le devis des travaux par exemple.

En ce qui concerne ce prêt affecté aux travaux, la durée d’emprunt est de 3 mois à 10 ans, et peut même être plus longue dans certains cas. Les conditions d’obtention sont relativement souples. Toutefois, le taux d’intérêt est généralement plus élevé que dans le cas d’un crédit immobilier destiné à financer de lourds travaux.

Le demandeur dispose là encore d’un délai de rétractation de 14 jours.

Le crédit immobilier pour travaux

Lorsque le montant des travaux prévus est supérieur à 75 000 €, les banques et établissements de crédits n’ont pas le droit de proposer un crédit personnel, qu’il soit non-affecté ou affecté. Seul le crédit immobilier peut permettre de financer ce type de dépense. Les démarches pour le consommateur sont plus complexes que dans le cas d’un prêt affecté, et le capital n’est pas débloqué immédiatement. Ce type de crédit travaux présente deux gros avantages comparativement au crédit perso et au prêt affecté : une durée d’emprunt plus longue et un taux d’intérêt bien plus avantageux. Le délai d’acceptation est de 10 jours minimum.

S’il souhaite effectuer pour plus de 75 000 € de travaux dans son habitation, le demandeur dispose de plusieurs solutions.

  • Soit il inclut le montant des travaux dans le prêt immobilier qu’il souhaite demander pour financer l’achat d’un bien ancien à rénover,
  • Soit il dépose une demande de crédit immobilier pour restaurer le bien qu’il possède déjà.

Le délai de remboursement est de généralement de 10 à 30 ans et les taux d’intérêt sont bas. En revanche, les conditions d’obtention d’un crédit immobilier sont extrêmement strictes. Le demandeur doit impérativement fournir les justificatifs des travaux à réaliser. L’établissement prêteur peut exiger l’intervention d’un professionnel du bâtiment et que le montant emprunté soit versé directement à l’entrepreneur. Enfin, la capacité d’endettement de l’intéressé est analysée par le créancier qui n’accorde pas ce type de prêt facilement.

Attention toutefois, lorsqu’un crédit immobilier est déjà en cours de remboursement, le fait de demander un autre prêt augmente le taux d’endettement du ménage. S’il atteint 33 % des revenus, mieux vaut demander à sa banque de renégocier le prêt afin d’y inclure le capital destiné aux travaux. La renégociation n’est possible que si les prêts concernés sont des crédits immobiliers, et elle ne peut être effectuée que par la banque qui a accordé le financement. L’intéressé ne peut donc s’adresser à un concurrent même si celui-ci pratique des taux plus avantageux. Si l’emprunteur souhaite passer par une autre banque, il doit alors opter pour le rachat de crédit immobilier. Cette opération bancaire entraîne des frais plus élevés qu’une renégociation.

Bien choisir son crédit travaux pour limiter son coût

In fine, la liberté peut coûter cher. C’est le cas du prêt perso non affecté qui aide à financer ses projets d’embellissement ou de rénovation. Avant de choisir parmi les différents types de crédits travaux, il est vivement recommandé d’utiliser un simulateur en ligne. Après avoir complété le formulaire dédié, le consommateur reçoit plusieurs devis lui permettant de faire une comparaison entre crédit perso non affecté, crédit affecté et prêt immobilier.

Il ne faut pas perdre de vue que le crédit conso augmente le coût global des travaux, mais laisse une grande liberté à l’emprunteur. C’est une solution qui convient plutôt aux consommateurs disposant de revenus stables et confortables car pour accorder un prêt perso sur une longue durée, les banques s’assurent en premier lieu que le dossier du demandeur est suffisamment solide. Leur raisonnement est le même pour un crédit conso remboursé à court terme car dans ce cas les mensualités de remboursement sont assez importantes. Il est donc nécessaire de gagner suffisamment d’argent pour ne pas risquer d’être surendetté.

Sachant qu’opter pour une courte durée de remboursement est la meilleure solution, cela exige que l’emprunteur fournisse un effort financier conséquent chaque mois pendant toute la durée du crédit travaux. Il est donc important de bien déterminer la durée d’emprunt. Plus elle est longue plus le crédit coûte cher mais moins les mensualités sont élevées. Il faut donc toujours veiller à ne pas dépasser son taux d’endettement, une donnée que tout banquier scrute à la loupe avant d’accorder un crédit à son client même s’il s’agit d’un crédit immobilier.

Au moindre doute, on peut aussi se tourner vers un courtier en prêts travaux afin d’obtenir une analyse expérimentée de sa situation et les conseils d’un expert.

Profiter des aides cumulables avec le crédit travaux pour alléger le coût de l’opération

De nombreux travaux permettent de bénéficier d’aides telles que :

  • La TVA à taux réduit,
  • Le CTE, Crédit d’impôt pour la Transition Energétique,
  • Les prêts bonifiés par l’Etat, à savoir :
    • L’Eco PTE ou Eco-prêt à Taux Zéro qui permet d’emprunter sous conditions drastiques un montant compris entre 10 000 et 30 000 € - sachant que deux Eco-prêts sont possibles -, et remboursable sans intérêt entre 3 et 15 ans (180 mois). Le logement concerné par les travaux doit impérativement être utilisé comme résidence principale pendant toute la durée de remboursement.
    • Le prêt Pass-Travaux : d’une durée maximale de 10 ans, il est accordé sans conditions de ressources pour un montant plafonné à 8 000 €. Il peut atteindre 9 600 € sous conditions.
    • Le prêt Amélioration de l’habitat : la demande doit être adressée à la Caisse d’Allocations Familiales. Son montant maximum est de 1 067 € remboursable en 3 ans, et il peut servir à financer 80 % du montant des travaux. Il est attribué en priorité aux foyers à revenus modestes.
    • Les prêts de l’Anah (Agence nationale de l’habitat) servent à financer au moins 1 500 € HT de travaux et jusqu’à 50 000 € HT – sous conditions - dans la résidence principale de plus de 15 ans.

Dans certains cas, il est aussi possible de profiter des aides des collectivités locales.

Les travaux éligibles sont ceux qui permettent d’améliorer la performance énergétique du logement, qu’il s’agisse d’une maison ou d’un appartement. Toutes ces solutions sont autant d’avantages qui laissent la possibilité au consommateur souhaitant améliorer, rénover ou agrandir son logement de réduire le montant d’un crédit perso ou d’un prêt affecté, tous deux réputés pour leur taux d’intérêt élevé.

Partager cette page sur les réseaux sociaux

Les derniers dossiers Crédit Travaux